Au fil des années, la Foire bio Génépi a permis à des détenteurs de savoirs et d’expériences de diffuser leurs connaissances sur les sujets les plus divers (agriculture, santé, construction, économie, nature, énergie...).


La foire bio Génépi a aussi accueilli de grands penseurs de notre temps. Philosophes, scientifiques, sociologues, journaliste, économistes, chercheurs... ont un certain regard sur le monde qui nous entoure et une réponse mûrie par la sagesse et l’expérience.


Après Jean-Marie Pelt, après Pierre Rahbi, Albert Jacquard, Michèle Rivasi, Jean-Marie Muller, Paul Ariès, Hervé Kempf, Patrick Viveret, Geneviève Azam et Jean-Pierre Berlan, chaque édition se clôture par une conférence qui permet de repartir avec d’autres projets, d’autres raisons d’espérer.

  • Vandana Shiva (dimanche à 17 h 30 : "soigner la terre pour cultiver la paix")


   Vandana Shiva, une invitée de renommée internationale à la foire bio Génépi Vandana Shiva incarne la résistance des petits contre les lobbies agrochimiques dans la défense de l’écologie au niveau international. Née à Dehradun (Inde) en 1952, Vandana Shiva combat aujourd’hui pour des changements de paradigmes pour l’agriculture et l’alimentation. Cette scientifique renommée et activiste écologiste pacifiste est la fille d’un garde forestier des contreforts de l’Himalaya. Elle a réussi à poursuivre des études supérieures et à devenir physicienne, épistémologue, écrivaine, docteur en philosophie des sciences. En 1993, Vandana Shiva est lauréate du prix Goldman plus connu sous le nom du prix Nobel alternatif. Cette obtention récompense son travail en faveur de la protection des droits des paysans, pour la conservation de la biodiversité et pour avoir placé les femmes et l’écologie au cœur du discours sur le développement moderne. Ce prix Nobel est décerné chaque année à des lauréats qui offrent des réponses pratiques et exemplaires aux défis urgents auxquels nous devons faire face aujourd’hui. Fondatrice de l’association NAVDANYA (banque de graines) : en suivant les pas de Gandhi, dans la résistance civile non-violente, cette association se mobilise contre les multinationales qui empêchent les paysans de reproduire leurs propres graines. NAVDANYA est une ferme qui a créé la première banque de graines avec un vaste réseau de distribution gratuite et d’échanges de semences. « La biodiversité est synonyme de sécurité alimentaire et de sécurité climatique » (Vandana Shiva)


Conférence Vandana Shiva : billetterie sur place à l’office de tourisme d’Embrun (tél. 04 92 43 72 72). Réservation à distance : pour réserver vos places, envoyez votre chèque (à l’ordre de l’association Génépi) par courrier à l’office de tourisme d’Embrun (place Dosse, Bp 49, 05200 Embrun). Vous récupérerez vos tickets à la foire bio directement avant la conférence.
 
 

  • Christophe Probst (dimanche à 14 h : "Permaculture et retour des paysans : assurance pour notre souveraineté alimentaire ?")


   Titulaire d’une maîtrise des Sciences et Techniques « Aménagement et mise en valeur des régions » (écologie, zoologie, botanique, pédologie, sociologie, droit et économie de l’environnement), et d’un DEA ETES Gestion de la biodiversité et développement durable, mais aussi doctorant en anthropologie de la nature, Christophe Probst a aussi les mains dans le concret. Propriétaire d’une ferme dans les Cévennes (48240 Saint André de Lancize) il y recherche la cohérence avec ses idées : autoproduction, recherche d’autonomie, entraide entre paysans, respect de soi-même, des autres, de la nature. Il y anime des stages sur le sujet. Depuis 10 ans, il contribue à la formation d’animateurs en agroécologie pour l’association « Terre et humanisme », et anime des conférences sur le thème de l’agroécologie/ permaculture/ souveraineté alimentaire, et s’est investi pour le développement de sites et projets agroécologiques/ permacoles.
 

  • FNE-PACA (samedi à 13 h 30 : "Retours d’expérience sur l’agro-écologie en montagne")


   FNE PACA a fait appel au retour d’expérience de la FRAPNA (membre de la fédération France Nature Environnement en Rhône-Alpes), qui a réalisé trois films pour montrer qu’agriculture et biodiversité peuvent faire bon ménage. Marc Peyronnard, pilote du réseau agriculture de l’association, commentera ces films qui ont pour but de transposer des pratiques locales respectueuses de l’environnement à l’ensemble de l’arc alpin :
- Denis Flores, maraîcher bio dans le Gard, a acheté des terres que personne ne voulait parce qu’il y avait des arbres ! Moins d’arrosage, plus de protection, plus de confort, plus de fertilité, de bons rendements, il constate avec satisfaction que « tout ou presque pousse très bien sous les arbres ».
- En 2014, la FRAPNA à piloté un concours « prairies fleuries » en Trièves (38). L’objectif était de valoriser ces prairies et les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, si utiles à la biodiversité. Au concours général agricole 2015 de Paris, le prix d’excellence agri-écologique et l’Abeille d’or pour la meilleure prairie apicole étaient remportés par le lauréat du Trièves ; la ferme du Pas de l’Aiguille !
- Les pommes et poires de Savoie sont cultivées selon des méthodes respectueuses de l’environnement ; elles obéissent à un cahier des charges qui privilégie la qualité plutôt que le rendement, en laissant aux fruits le temps de mûrir et de donner le meilleur d’eux-mêmes. L’utilisation de méthodes alternatives aux insecticides et fongicides a permis de réduire fortement l’utilisation des pesticides, pour le plus grand bien des arboriculteurs…
 

  • Emmanuel Rauzier (dimanche à 11 h : "La rénovation énergétique du bâtiment, un enjeu et une chance pour la transition énergétique")


   Emmanuel Rauzier est directeur d’études de la licence professionnelle « bâtiments à hautes performances énergétiques », et scénariste de l’association Négawatt. A travers de nombreux exemples de réhabilitation réussies et le programme DoReMi, il va exposer comment chacun d’entre nous peut être impliqué dans le passage nécessaire vers un monde plus durable. En France la moitié des logements ont été construits avant 1975 et leur consommation de chauffage à surface égale est dix fois plus élevée que celle des bâtiments construits aujourd’hui, c’est dire si la rénovation thermique est un enjeu majeur. Si l’on veut respecter les objectifs de la transition énergétique, entre autres la lutte contre le changement climatique, c’est un programme ambitieux qu’il va falloir mettre en œuvre. Mais comment y parvenir ? Les obstacles aujourd’hui sont financiers, juridiques, et on dénote une absence de coordination des savoirs faire qu’un tel programme impose. Pourtant les solutions existent : rénovation globale et non morcelée, regroupement des professionnels, offre unique de financement sans condition de ressource, etc… Ces solutions seront génératrices de bâtiments confortables ;
 

  • Michel Rizza et Bernard Boyeux (dimanche à 15 h : "Les nouvelles solutions d’isolation bio-sourcées et géo-sourcées")


   Michel Rizza s’est spécialisé de longue date dans la conception et la production de mortiers et bétons à base de matériaux isolants biosourcés, en particulier chaux/chanvre ; fondateur et animateur respectivement des sociétés Strasservil puis BCB/Tradical, il a depuis la fin des années 70 jusqu’à ce jour réalisé de nombreux matériaux performant techniquement, dans le respect des traditions, de l’environnement et de la personne, lors de la production d’ouvrages à caractère écologique. Depuis son Jura, il conseille un bon nombre de créateurs d’entreprise dans les domaines de la terre crue, de la chaux aérienne, et des isolants bio-sourcés. Bernard Boyeux est directeur de Biobuild concept. Impliqué depuis plus de vingt ans dans le domaine des matériaux de construction biosourcés (production agricole, industrie du bâtiment), fondateur de Construire en chanvre, fondateur et premier directeur général de Constructions & bioressources (association française d’envergure nationale), Bernard Boyeux dispose d’une expertise relative aux développements de filières et aux spécificités techniques des matériaux biosourcés. Il a assuré de nombreuses missions, entre autres, dans le cadre de la normalisation (co-président de la rédaction des Règles de la construction en chanvre, premier représentant des matériaux biosourcés au sein de la Commission chargée de la Formulation des Avis Techniques). Bernard BOYEUX dirige aujourd’hui Biobuild Concept, qui accompagne le développement de projets dans le secteur de la construction durable. Dans ce cadre, il a copiloté avec Laurent Arnaud, directeur des Arts et Métiers Campus de Cluny, l’étude Benchmark Biosourcés in the world, qui est un panorama de l’usage des matériaux de construction biosourcés dans quinze pays.